lundi 6 février 2012

Serial Killer

Avis aux élèves de l'IPC et aux autres qui utiliseraient Voie Active Français 2e! 
Cet article a déjà été vu 540 fois!  Votre intérêt me touche! 
Attention toutefois, cette nouvelle fait également l'objet d'un exercice d'écriture...  
donc évitez d'effectuer un "copié-collé"!!!!
A bon entendeur, salut!



Sylvaine Jaoui, Serial  Killer (Ensemble-Tsédaka), éditions Martinière jeunesse, 2007

Avez-vous déjà participé à une opération "Papy d'un jour"?  Oui?  Non? 
Lucas, lui, ne peut y couper.  L'idée de M. Marchal, son professeur d'histoire, ne l'emballe pas du tout.  Et c'est le moins qu'on puisse dire.  Il ne voit pas pourquoi, ne bénéficiant pas lui-même de grands-parents gentils, il irait se "taper les inconvénients des vieux des autres." 
La rencontre organisée à la maison de retraite "Les oranges bleues" tourne au cauchemar lorsqu'il se met enfin à lire les lettres de "son papy", un certain Simon  Bergstein... 
S'agit-il d'un ex-taulard comme il l'imagine voire pire, d'un serial killer?  Le jeune garçon n'est pas au bout de ses surprises...

Cette nouvelle de Sylvaine Jaoui est intéressante à plus d'un titre. Y sont traités avec beaucoup d'humour et de sensibilité les thèmes du racisme, de la guerre 40-45, des relations entre générations...
Elle insiste tout d'abord sur l'importance du "devoir de mémoire". "Je dois tout raconter pour que l'histoire ne bégaye pas" confie Simon à Lucas.  "Nos anciens sont notre mémoire: sans connaissance du passé, il n'y a pas d'avenir", ajoute le professeur d'histoire.  Et de citer ce proverbe africain: "Lorsqu' un vieillard meurt, c'est une bibliothèque qui brule."
En second lieu, elle traite des relations entre générations.  Il est parfois plus facile pour une vieille personne de se confier à un petit-fils ou à une petite-fille et vice versa.  Chacun apportant à l'autre ce qui lui manque: écoute et sagesse d'un côté; fougue et impertinence de l'autre.
Enfin, elle se clôt sur une morale universelle: "Celui qui donne à l'autre est celui qui reçoit".
Côté humour, on rit de la naïveté de Lucas (même si son ignorance nous laisse quelque peu dubitatifs), de ses méprises et de ses maladresses d'amoureux transi.  Les personnages de Simon et de sa "copine" Marguerite sont quant à eux particulièrement émouvants.  Eh! oui! L'amour n'a pas d'âge, qu'on ait 13 ou 89 ans!

En conclusion: un texte à mettre entre toutes les mains, de 9 à 99 ans... pour (re)nouer le dialogue...



Comment expliquer la solidarité?
Avec 10 auteurs, 10 récits où il est question de courage,
d'humilité, de don de soi, de  différence et de responsabilité.


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